la comédie
3.5.1. Caractéristiques de la comédie classique
- La structureElle se compose de cinq actes.
- Les personnages
Ils appartiennent essentiellement à la bourgeoisie.
- La langue
La comédie est écrite en vers ou en prose. La langue utilisée se rapproche de la langue parlée.
- Le lieu
Une maison bourgeoise.
- Le temps
Vingt-quatre heures.
- L’époque
Elle est contemporaine de l’auteur et du public.
- Le dénouement
La fin d’une comédie est heureuse.
- Le registre
Il s’agit du registre comique à la différence de la tragédie dont le registre est tragique.
-Les thèmes
Ils diffèrent selon les genres de la comédie.
- La fonction
Elle aspire à divertir tout en critiquant les défauts des humains.
Il peut se manifester par de simples coups de bâton comme c’est le cas dans les Fourberies de Scapin (Molière fait rouer Géronte de coups de bâton par Scapin); de même qu’il peut être plus raffiné, notamment dans deux de ses variantes: la cachette et le quiproquo.
La cachette
Dans une scène du Tartuffe, Orgon, caché sous une table, peut entendre Tartuffe faire des avances à sa femme.
Le quiproquo
Toute la trame du Jeu de l’amour et du hasard, de Marivaux, consiste en un double quiproquo. Un aristocrate doit rencontrer une jeune fille de même condition. Pour mieux l’observer et apprendre à la connaître, il décide de faire un échange d’identité avec son valet. La jeune fille a eu exactement la même idée, c’est sa servante qui prend sa place ; quant à elle, dans le rôle de servante, elle fait la connaissance avec… un valet fort séduisant et d’une distinction surprenante.
b. Le comique de caractère
La comédie s’attache à caricaturer les faiblesses humaines en insistant sur les contradictions des personnages: contradiction, surtout, entre l’idée que le personnage a de lui-même et ce qu’il est en réalité : le juge Brid’oison, dans Le Mariage de Figaro, est le seul à se trouver crédible dans sa fonction de juge. Le jargon juridique prétentieux dont il fait étalage ne suffit pas à cacher son incompétence.
c. Le comique de langage
Il peut se manifester de différentes façons notamment l’hyperbole ou l’exagération et les déformations de la langue.
L’hyperbole ou l’exagération
Dans L’Avare, lorsqu’on demande à Harpagon qui il soupçonne de lui avoir volé sa précieuse cassette, il déclare sans hésiter : « Tout le monde, et je veux que vous arrêtiez la ville et ses faubourgs. »
Les déformations de la langue
Molière s’amuse beaucoup à parodier le patois des paysans dans le deuxième acte de Dom Juan.
a. Les règles d’invention
Poème dramatique, elle se définit tout d’abord par ses « règles d’invention ». C’est au départ toujours une comédie d’intrigue, qui met en scène des personnages de basse ou moyenne condition (peuple ou bourgeoisie), pris dans des actions de la vie quotidienne. Ainsi défini, ce sujet est entièrement inventé, contrairement à celui de la tragédie qui est historique ou fabuleux, et soumis aux lois de la vraisemblance .
b. Les règles de disposition
La comédie se définit aussi par ses « règles de disposition », qu’elle partage avec la tragédie. Exposition claire, courte et complète ; nœud constitué des obstacles aux desseins du principal protagoniste, résolution de ce nœud ou dénouement et achèvement subséquent de l’action. Ce dénouement est bien entendu heureux par opposition à celui de la tragédie. Il s’accompagne traditionnellement d’un (ou de plusieurs) mariage(s) (en série), et conclut l’intrigue type d’une aventure amoureuse traversée par la volonté d’un père ou les machinations d’un rival jaloux.
- Le registre
Il s’agit du registre comique à la différence de la tragédie dont le registre est tragique.
-Les thèmes
Ils diffèrent selon les genres de la comédie.
- La fonction
Elle aspire à divertir tout en critiquant les défauts des humains.
3.5.2. Les formes du comique
a. Le comique de situationIl peut se manifester par de simples coups de bâton comme c’est le cas dans les Fourberies de Scapin (Molière fait rouer Géronte de coups de bâton par Scapin); de même qu’il peut être plus raffiné, notamment dans deux de ses variantes: la cachette et le quiproquo.
La cachette
Dans une scène du Tartuffe, Orgon, caché sous une table, peut entendre Tartuffe faire des avances à sa femme.
Le quiproquo
Toute la trame du Jeu de l’amour et du hasard, de Marivaux, consiste en un double quiproquo. Un aristocrate doit rencontrer une jeune fille de même condition. Pour mieux l’observer et apprendre à la connaître, il décide de faire un échange d’identité avec son valet. La jeune fille a eu exactement la même idée, c’est sa servante qui prend sa place ; quant à elle, dans le rôle de servante, elle fait la connaissance avec… un valet fort séduisant et d’une distinction surprenante.
b. Le comique de caractère
La comédie s’attache à caricaturer les faiblesses humaines en insistant sur les contradictions des personnages: contradiction, surtout, entre l’idée que le personnage a de lui-même et ce qu’il est en réalité : le juge Brid’oison, dans Le Mariage de Figaro, est le seul à se trouver crédible dans sa fonction de juge. Le jargon juridique prétentieux dont il fait étalage ne suffit pas à cacher son incompétence.
c. Le comique de langage
Il peut se manifester de différentes façons notamment l’hyperbole ou l’exagération et les déformations de la langue.
L’hyperbole ou l’exagération
Dans L’Avare, lorsqu’on demande à Harpagon qui il soupçonne de lui avoir volé sa précieuse cassette, il déclare sans hésiter : « Tout le monde, et je veux que vous arrêtiez la ville et ses faubourgs. »
Les déformations de la langue
Molière s’amuse beaucoup à parodier le patois des paysans dans le deuxième acte de Dom Juan.
3.5.3. Les règles
A ce niveau, on fait la distinction entre les règles inhérentes au genre dramatique de la comédie et celles qui concernent à la fois la comédie et la tragédie.a. Les règles d’invention
Poème dramatique, elle se définit tout d’abord par ses « règles d’invention ». C’est au départ toujours une comédie d’intrigue, qui met en scène des personnages de basse ou moyenne condition (peuple ou bourgeoisie), pris dans des actions de la vie quotidienne. Ainsi défini, ce sujet est entièrement inventé, contrairement à celui de la tragédie qui est historique ou fabuleux, et soumis aux lois de la vraisemblance .
b. Les règles de disposition
La comédie se définit aussi par ses « règles de disposition », qu’elle partage avec la tragédie. Exposition claire, courte et complète ; nœud constitué des obstacles aux desseins du principal protagoniste, résolution de ce nœud ou dénouement et achèvement subséquent de l’action. Ce dénouement est bien entendu heureux par opposition à celui de la tragédie. Il s’accompagne traditionnellement d’un (ou de plusieurs) mariage(s) (en série), et conclut l’intrigue type d’une aventure amoureuse traversée par la volonté d’un père ou les machinations d’un rival jaloux.

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