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AXE IV MOUVEMENTS LITTÉRAIRES, ARTISTIQUES ET CULTURELS

 AXE IV MOUVEMENTS LITTÉRAIRES, ARTISTIQUES ET CULTURELS




 I- La Renaissance

 La Renaissance naquit à Florence grâce aux artistes qui pouvaient y exprimer librement leur art. C’est une période de l'époque moderne associée à la redécouverte de la littérature, de la philosophie et des sciences de l'Antiquité. En France, la Renaissance est située entre la fin du XVe siècle (1495) et le début du XVIIe siècle. Elle marque la fin du Moyen Âge et le début des Temps modernes.
 Les rois Charles VIII (1483-1498), Louis XII (1498-1515) et François Ier (1515- 1547) font valoir leurs droits en Italie (royaume de Naples, duché de Milan). Leurs expéditions brillantes découvrent à la masse des Français les splendeurs de la Renaissance italienne. Des artistes italiens - Leonardo de Vinci, Il Primatice, Benvenuto Cellini - travaillent pour les rois de France, pour les grands seigneurs ou pour les riches bourgeois.
 Ses principales caractéristiques sont :
 - La soif de vivre ; 
- La confiance en l'Homme ;
 - L'appétit du savoir ;
 -L'esprit de libre examen ;
 - La remise en cause des mentalités du Moyen Âge ;
 - La recherche de nouvelles formes de vie et de civilisation. 

II- L’Humanisme 

2.1- Définition

 L'humanisme est un mouvement de pensée européen au cours de la Renaissance, qui se définit par un retour aux textes antiques, comme modèle de vie, d'écriture et de pensée. Le terme humaniste vient de l'italien umanista, le professeur qui enseigne les «humanités» (studia humanitatis), c'est-à-dire la grammaire et la rhétorique latines et grecques. L’humanisme est une vision du monde où tout gravite autour de l’homme comme tout gravitait autour de Dieu dans la vision antérieure en Occident.
 2.2- Facteurs de développement
 - Un siècle avant la fin de l'Empire romain d'Orient, des Grecs érudits étaient venus en Italie et donnèrent des cours de grec à Florence. Après la chute de Constantinople, de nombreux érudits se réfugièrent en Italie, emmenant avec eux leur savoir et des ouvrages. Ces érudits jouent un rôle dans le développement de l'humanisme au sens de l'étude des textes de l'Antiquité gréco-latine, liée au progrès de la philologie et de l'édition des textes.
 - L’imprimerie (Gutenberg, 1450) permet une large diffusion des textes antiques et des savoirs :
 - Publication de dictionnaires et d’ouvrages de grammaire.
 - Commentaires, traductions et adaptations de textes anciens (littérature, droit, sciences).

 2.3- Les thèmes de l’humanisme

 1- Le retour à la culture antique et le goût des idées.
 2- La foi en l’homme.
 3- Une nouvelle pédagogie 
Pour les humanistes du XVe et du XVIe siècle la pédagogie est un domaine spécifiquement important. Il faut que l'enfant soit constitué d'une manière continue et progressive, de sa naissance à l'âge adulte, et même au-delà pour devenir un homme conforme à l'idéal professé par les humanistes. L'humanisme impose l'étude des lettres latines et grecques dans leurs textes «authentiques».
 4- La réflexion politique
 Les humanistes sont des réformateurs pacifistes et non des révolutionnaires. Ils préfèrent les réformes de l’intérieur aux affrontements, aux ruptures et aux bouleversements sociaux.
 5- Une théologie à la fois optimiste et critique
 Ils appliquent les mêmes méthodes de travail aux textes bibliques qui sont soumis à un examen critique. 

2.4- Traits communs des humanistes 

• Souci d’une culture apprise à la source
 • Recherches pédagogiques
 • Volonté de réforme sans rupture brutale
 • Désir d’équilibre des pouvoirs dans la société
 • Le pacifisme 
• Le cosmopolitisme

 III- Le baroque

 Le baroque est la période littéraire qui se place entre la Renaissance du XVI e siècle et le classicisme du XVII siècle. C’est un mouvement artistique qui trouve son origine en Italie et il traverse tous les domaines artistiques : sculpture, peinture, littérature, architecture, théâtre et musique. Le mot baroque est dérivé du mot portugais barroco qui se réfère à "une perle rugueuse ou imparfaite ".

3.1- Caractéristiques

  Exagération du mouvement 
 Surcharge décorative 
 Effets dramatiques 
 Tension  Exubérance des formes
  Grandeur pompeuse 
 Contraste

. 3.2- Le baroque littéraire

 En littérature, le baroque utilise de nombreuses métaphores et allégories dans ses œuvres. Le thème le plus abordé est le thème religieux, car l’Église catholique était au centre à cette époque, mais les artistes baroques aiment aussi parler de la mort et utilisent fréquemment l’illusion dans leurs œuvres.
 Le théâtre est le lieu de l’illusion par excellence. Le théâtre baroque accentue cette illusion par de fréquents changements d’intrigues comme dans l’Illusion comique de Corneille. Le théâtre baroque est plutôt fondé sur les émotions que sur l’intellect.
 Dans les romans baroques, les intrigues sont complexes et multiples. On distingue de nombreux types de romans baroques, parmi eux le roman pastoral, qui présente un monde idéalisé et le roman picaresque, à mi-chemin entre idéal et réalité.
 La poésie baroque (1570-1630) fut d’abord épique pendant les guerres de religion puis pendant la paix devient lyrique. Il y a dans cette poésie de nombreux affrontements entre l’Église catholique et l’Église réformée.

 IV- Le classicisme

 4.1- Définition

 Le classicisme est un mouvement culturel, esthétique et artistique qui se développe en France, au XVII e siècle. L'époque classique est la période de création littéraire et artistique où le classicisme atteint son apogée pendant les années 1660-1680 (règne de Louis XIV, le Roi soleil). 

4.2- Caractéristiques

 1- Le culte des anciens (imitation). Transparait dans les tragédies classiques, les règles classiques (Art poétique de Boileau), la majorité des Fables de La Fontaine et certaines comédies de Molière. 
2- La recherche du Beau (ce qui suscite une émotion et un plaisir esthétique) et de la perfection.
 3- L’autorité de la raison. 
4- Le goût de l’analyse. 
5- Plaire, instruire et toucher. 
6- La création d’une réflexion par le moyen d’une réaction émotionnelle 
7- La définition de tous les genres littéraires. 
À l’époque classique, on a séparé la littérature en genres (la farce, la comédie, le drame, la tragédie, la nouvelle et le roman). 
8- L’établissement de règles et de contraintes d’écriture, notamment au niveau du théâtre.
 - La règle des trois unités (unité de lieu, de temps et d’action) fixée par Boileau dans son Art poétique : Qu’en un lieu, en un jour, un seul fait accompli/ Tienne jusqu’à la fin le théâtre rempli.
 - La règle de la bienséance. 
- La règle de la vraisemblance.
 9- Une certaine vision de la réalité.
 Pour instruire, il faut décrire la vérité. C’est pourquoi le classicisme s’attache à exposer la complexité de la vie psychologique et à analyser sans complaisance les comportements des hommes.
 10- La mesure, l’équilibre, l’ordre et la clarté.
 11- L’idéal humain de l’honnête homme. 

4.3- Principales œuvres

 - Les tragédies de Jean Racine et Pierre Corneille / Les comédies de Molière.
 - Les Maximes de François de la Rochefoucauld. 
- Les Caractères de Jean de La Bruyère. 
- Les Fables de Jean de La Fontaine.
 - Les Contes de Charles Perrault. 
- Les romans de Mme de La Fayette.

 4.4- La querelle des Anciens et des Modernes

 Elle anima le monde littéraire entre 1687 et 1715. Elle se déroula en deux temps :
 - de 1687 à 1694 : période au cours de laquelle les modernes contestent le fait qu'Homère soit considéré comme le modèle par excellence ; - de 1713 à1714, les modernes remettent en cause l'existence même d'Homère.
 Pour les anciens, les ouvrages des auteurs antiques grecs et latins sont parfaits et il convient de les imiter. De plus, l'antiquité est une période où la civilisation a atteint la perfection. Pour les modernes, tout en reconnaissant talent et mérite aux auteurs de l'antiquité, ils considèrent qu'ils présentent des faiblesses et qu'en aucun cas ils ne peuvent être des modèles à suivre. Ils refusent également de considérer que l'idéal de la civilisation relève du passé. Ils croient au progrès de l'homme, de la société et de l'art.

V- La préciosité

 Mouvement culturel et courant littéraire qui s’épanouit entre 1650 et 1660, grâce aux femmes de la haute société parisienne (les précieuses) qui rejettent la supériorité de l’homme, revendiquent l’émancipation et l’indépendance, cherchent à s’élever au-dessus du vulgaire. Les réunions se tenaient dans des salons appartenant à des femmes (Mme de Rambouillet, Mme de La Fayette, Melle de Scudéry) qui incarnent un idéal de raffinement. Ces salons servaient aux divertissements (musique, chant), mais aussi à la présentation des œuvres d’écrivains et de poètes et aux débats sur des questions morales. 
Les points que les précieux (ses) ont en commun:
 - La recherche de l’élégance.
 - Le thème privilégié est celui de l’amour idéalisé, platonique et codifié.
 - La création d’un langage riche en métaphores et périphrases où des termes jugés inconvenants sont remplacés par d’autres. 

VI- Le libertinage

 C’est un courant de pensée qui met en avant l’autonomie morale de l’homme et l’affranchissement du dogmatisme religieux. Les libertins (libres penseurs) sont des matérialistes qui ne comprennent le monde qu’à travers la raison et accusent les prêtres de recourir à la superstition pour dominer le peuple.     Les principales caractéristiques de ce courant sont :
 - Rechercher les plaisirs sensuels et la volupté.
 - Dénoncer l’hypocrisie sociale.
 - Se révolter contre les interdits et les tabous imposés par la morale et la société. 
- Rejeter les principes religieux et l’autorité de l’église. Ses principaux représentants sont : Pierre Gassendi, Gabriel Naudé, François de La Mothe Le Vayer.

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